jeudi 24 octobre 2013

Caterpillar: déçoit et abaisse ses objectifs annuels.

Caterpillar affiche des résultats très décevants pour son troisième trimestre, affecté en particulier par une chute de ses ventes pour le secteur minier, et révise en nette baisse ses objectifs pour l'année en cours.
Le constructeur américain d'engins de chantier affiche ainsi un bénéfice net trimestriel en retrait de 44% à 946 millions de dollars. Rapporté au nombre d'action, il s'est établi à 1,45 dollar, une vingtaine de cents de moins que prévu par le marché.
Ses revenus ont reculé de 18% à 13,4 milliards de dollars, à comparer à un consensus aux alentours de 14,3 milliards, une chute principalement concentrée dans les équipements pour le secteur des ressources naturelles (-42%), notamment en Australie.
'Malheureusement, le rythme des commandes dans le secteur minier ne s'est pas accéléré comme nous l'attendions, en dépit d'une production de matières premières toujours vigoureuse', explique le PDG Doug Oberhelman.

Caterpillar révise en baisse ses objectifs pour 2013, visant désormais un BPA autour de 5,50 dollars et des revenus d'environ 55 milliards de dollars, contre respectivement 6,50 dollars et une fourchette de 56 à 58 milliards attendus auparavant.

Cercle Finance le 23/10/2013 à 13:53

mardi 15 octobre 2013

Prends l’oseille et tire-toi !!!



C’est ce qu’ont choisi de faire 165 salariés dont le dossier a été accepté par la commission de validation à ce jour. Il ne reste plus que 16 postes indirects à supprimer (dont une dizaine de postes cadres et toujours le fameux directeur), et il y a déjà une quarantaine de dossiers en cours (prochaine commission le 6 Novembre). Il faut reconnaître que ce Plan de Départ Volontaire est tombé à point nommé pour certains, il aura le mérite d’avoir fait des heureux. Mais aussi des frustrés, car il y a bien eu quelques déceptions et il va être difficile pour ces derniers de rester motivés. C’est le cas de salariés directs qui ont été incité à déposer un dossier qui n’a pas pu être validé par faute de substitution.


Détail des dossiers validés depuis le début du PDV :
- 100 concernant le portage (pré-retraite)
- 19 dossiers de formation / reconversion
- 18 départs en retraite
- 14 dossiers de création d’entreprise
- 14 projets salariés en CDD et CDI


Les salariés restants devront être vigilants car leurs conditions de travail risquent de se dégrader suite à ces départs : augmentation et intensité de la charge de travail, pénibilité, risques psychosociaux, stress, pression…
Tout cela aura des conséquences sur la santé du personnel, le présentéisme et l’efficacité.


ETRE COMPETITIF… MAIS SANS COMPETENCES !
Suite à ces départs de compétences et de savoir-faire, pas sûr que l’on soit plus performant.
Etre plus performant avec moins de moyens est compliqué. Allégés de 185 salariés, on sera sûrement moins cher mais la qualité de nos produits et de nos services risquent de se dégrader, et nos indicateurs avec.
Car on ne peut pas proposer des produits haut de gamme en les fabriquant de façon low cost.
Surtout avec des composants au rabais car pas chers, qui génèrent de nombreux problèmes qualité, des retouches en douce et des dépannages urgents et coûteux. A croire que le hors process se standardise.

Low cost et qualité n’ont jamais fait bon ménage. Quand on fabrique pour pas cher et que l’on vend très cher (voir trop cher), les marges sont importantes. Tout cela n’a qu’un seul but : dégager plus de dividendes pour nos chers actionnaires, qui n’auront plus qu’à remercier le cabinet Booz pour leur dégraissage.


DES PROMOTIONS… MAIS SEULEMENT DE CADRES !
Alors qu’on pouvait s’attendre à des évolutions et des promotions de non cadres lors de la mise en place du PDV (comme certains directeurs l’avaient précisé), c’est plutôt une vague de promotion de cadres à laquelle nous assistons. Avec son lot de Bulletins Bleus exagérément élogieux !
Des promotions pour les cadres et des baisses de coefficients pour les non cadres.

Pourtant, ce PDV était l’occasion rêvée de proposer enfin une vraie promotion interne, avec des évolutions de carrières et des changements de postes. L’occasion d’envoyer un signal fort pour la reconnaissance du personnel et encourager la diversité. Cette absence de promotion interne, pourtant facteur de motivation et d’investissement personnel, est dommageable pour l’entreprise mais surtout pour les salariés.  

LE DIALOGUE SOCIAL, C’EST BIEN

LA FIN DES INEGALITES DE TRAITEMENT, C’EST MIEUX !!
 
CA SE PASSE COMME CA
   CHEZ CATERPILLAR


QUELLE MOTIVATION ?
Alors que CPS avait permis de faire évoluer des salariés directs vers des postes indirects (agents qualité, quality gate, promoteurs sécurité), ce qui a entrainé de bons résultats dans ces secteurs, on fait marche arrière ! On rétrograde les coefficients des salariés qui se sont donnés du mal et se sont investis contre quelques mois de salaire, certes avec leur accord, mais étant donné que certains se retrouvent au plafond de leur nouvelle grille de salaire, ils ne bénéficieront plus
des futures augmentations de mérite. Encore une façon de faire de fausses économies car ces salariés seront démotivés et non productifs ! Alors à quoi bon bien faire son travail ? Etre bien noté mais sans rallonge ?


RISQUES PSYCHO SOCIAUX
Lors de la formation aux risques psycho sociaux, nous avons appris que certaines situations étaient plus à risque que d’autres. A Caterpillar, ce ne sont pas les situations qui sont à risque, mais le comportement de certains managers, souvent les mêmes, qui agissent en toute impunité, profitant de leur pouvoir et de la faiblesse de certains salariés. Nous demandons la fin des privilèges et la même justice pour tous.


PQVC, OUI MAIS…
Lors du All Employee Meeting, notre Dg a rappelé que nos bons résultats PQVC (Personnel, Qualité, Vélocité, Coût) pouvaient nous permettre de récupérer du business. Mais il faudrait surtout que cela profite et rapporte un peu plus aux salariés. Il serait temps de mettre en place (ou remettre) une prime basée sur nos propres résultats, cela permettrait de fédérer les salariés autour d’un objectif commun.


LES CASQUETTES OBLIGATOIRES ?
Depuis le démarrage des nouvelles lignes de montage, le port de la casquette fait débat : faut-il la mettre de partout ou seulement sur les postes à risques ? La Direction par la voix du président du CHSCT souhaite l’instaurer dans toutes les zones grises de l’atelier. Ce à quoi les élus du CHSCT ont répondu par un peu de bon sens et ont proposé une évaluation des zones à risque où la casquette serait obligatoire, mais ils n’entendent pas généraliser le port de la casquette en tant qu’équipement de protection individuelle (EPI).   


RENDEZ-VOUS SOCIAL
Le prochain rendez-vous crucial portera sur l’aménagement du temps de travail et de la flexibilité.
Dans cette optique, il convient d’envisager dès maintenant ce que l’on est prêt à accorder et ce qu’on n’accordera jamais. Mais il faudra surtout savoir ce que l’on veut en échange pour mieux négocier ensemble.
Nous espérons que syndicats et salariés seront mobilisés sur ce projet primordial pour notre avenir.
Mais à toujours être contre tout, on n’obtient jamais rien.


SONDAGE ANNUEL D’OPINION
Le moment est venu pour le personnel de s’exprimer et de donner son ressenti sur l’entreprise, sa politique sociale, son management et sa manière de faire. L’occasion de dire tout haut ce que l’on n’ose pas dire le reste de l’année. Mais encore faut-il être entendu. Car à quoi bon nous demander de donner notre avis si c’est pour ne pas en tenir compte ?

Ce n’est pas en disant que tout va bien que les choses évolueront favorablement dans cette société.
Notre PDG Doug OBERHELMAN a bien fait de rappeler : « Nous savons tous que si nous écoutons nos employés, nous développerons l’engagement dont nous avons besoin pour réussir ».
Si la Direction écoutait ses salariés, tout le monde y gagnerait !