mardi 20 juin 2017

Réponses aux accusations de FO

Les salariés ont le droit de choisir, d'avoir leurs opinions, de confronter leurs avis mais ils ont également le droit de faire ce choix en ayant connaissance des tenants et des aboutissants. Les différents syndicats de l'entreprise ont le droit d'avoir des avis contraires, divergents et c'est bien là tout l'intérêt du débat syndical au sein d'une entreprise.

Cependant, est-il normal de laisser sous-entendre à l'ensemble des salariés que certains prennent des décisions « dans leur coin, suivant leur petite procédure comme toujours » sans donner les réelles motivations de telles décisions ?
Est-il juste de laisser sous-entendre que ces mêmes personnes ont fait ce choix qui, pourtant, pour certains, les mettent en difficulté dans leur vie professionnelle, juste pour servir leurs petits intérêts personnels ? 
Peut-être qu’une certaine partie des salariés ne se reconnaissent pas dans ce combat qui est pourtant un combat pour une égalité et une équité de traitement. 

Aujourd'hui, il est évident que beaucoup ont envie de sortir du conflit du STIP qui peut parfois peser lourd sur des décisions d'entreprise et peut entacher notamment certaines négociations. Nous le comprenons et respectons le choix de chaque salarié. Ce qu'en revanche nous n'acceptons pas, c'est l'accusation d'individualisme au détriment de l’intérêt général.

Quand on initie une négociation pour une égalité de traitement pour le régime de la mutuelle, quand on souhaite que chaque salarié ait le droit au même nombre de jours pour événements familiaux, pour enfants malades ou concernant l’ancienneté, et ce quel que soit sa catégorie socio-professionnelle, est-ce cela penser « comme toujours, uniquement à ses propres délégués » ?
Et si cette plainte avait été déposée de manière collective sans le consentement de l'ensemble des salariés, n'aurions-nous pas eu en retour l'accusation de prendre ces derniers en otage, toujours au nom de nos sacre saints « intérêts personnels » ?

Alors en réponse à certaines accusations ou sous-entendus faciles, nous rappelons que peu de libertés en termes de droit du travail se sont gagnées avec comme cheval de bataille « il faut se contenter du peu que l'on nous accorde car c’est mieux que rien » et que défendre l’intérêt des salariés par conviction n'est pas une affaire que l'on fait pour son intérêt propre au détriment de celui de l'ensemble !


jeudi 8 juin 2017

Vous reprendrez bien une petite inégalité ???

Lors des dernières NOE, la CFTC a été la seule OS à demander l’égalité des jours d’ancienneté entre cadres et non cadres. Pour rappel :
NOMBRE DE JOURS DE CONGES D'ANCIENNETE
ANCIENNETE
NON CADRE
ANCIENNETE
CADRE
3 ans
1
1 an
4
7 ans
2
10 ans
5
12 ans
3
15 ans
6
18 ans
4
20 ans
7
25 ans
5
25 ans
8
30 ans
6
30 ans
9
35 ans
7
35 ans
10

Dans notre entreprise, un cadre a droit à 4 jours d’ancienneté au bout d’un an de présence, quand il faudra ….18 ans à un non cadre pour obtenir le même nombre de jours d’ancienneté !

Y a pas quelque chose qui vous choque ??? On travaille bien tous dans la même entreprise ???

Les couples travaillant à Caterpillar mais n’appartenant pas à la même catégorie professionnelle en savent quelque chose... Car comment peut ‘on justifier une telle différence de traitement ?

Suite à notre revendication, notre direction nous a répondu qu’elle proposait mieux que la Convention Collective, qu’elle n’avait pas la volonté de mettre fin à cette inégalité mais qu’elle était prête au cas où, à se rabaisser au niveau de la Convention Collective ! C’est cela le dialogue social ? A croire qu’on ne peut pas négocier sans que cela finisse par un chantage…

Il est grand temps de travailler tous ensemble pour assurer la fin de la mécano-soudure et réussir l’introduction des imposantes Medium Wheel Loader. Car tout le personnel, cadre et non cadre, contribue avec ses moyens à la réussite de ces projets décisifs pour notre avenir.
Alors pourquoi nous diviser et nous discriminer ???

Comme nous contribuons tous aux performances de notre entreprise, nous devrions tous avoir les mêmes droits. Ce n’est pas de l’innovation, c’est de la cohésion et de la considération.
On aurait tous à y gagner, notre entreprise ne l’a toujours pas compris, c’est bien dommage….

Voila pourquoi la CFTC reste fidèle à ses valeurs et ses convictions : se battre pour mettre fin aux inégalités de traitement et aux injustices parmi les catégories professionnelles.

En plus de la Qualité de vie au travail,
notre entreprise ferait bien d’appliquer les mêmes droits à tout son personnel.

                CFTC, le syndicat contre les inégalités

Une prime pour mentir

L’imagination et l’innovation des dernières décisions de notre direction sont sans limite.
Elle a proposé à chaque salarié non cadre une prime contre le renoncement à une plainte passée ou future, et impose son point de vue sur la prime STIP…. qui ne serait plus une prime !

Une prime transactionnelle pour adopter sa façon de voir les choses. On peut appeler ça du chantage, un abus de pouvoir, de la malhonnêteté. Mais une chose est sûre, nous sommes très loin de l’intégrité et du code de conduite vantés par notre direction.

La prime STIP constitue un encouragement de la société envers les efforts continus réalisés par tout le personnel en vue d’améliorer la performance globale du groupe Caterpillar Inc.
Ainsi, lors des NOE de 2011, notre entreprise avait décidé d’étendre la prime STIP à l’ensemble du personnel afin de promouvoir l’esprit d’équipe par la détermination d’objectifs communs.
En proposant sa transaction, elle réduit à néant tous les efforts pour fédérer son personnel.

Dans le Bulletin Bleu n°3768 du 7 Avril 2016, et suite au paiement de 2% de la rémunération de 2010, notre entreprise précise que « ces paiements feraient l’objet d’une restitution intégrale dans le cas d’une décision future de la justice validant la position de l’entreprise. »

Mais étant donné que notre entreprise a abandonné son pourvoi en Cassation, il n’y aura pas de future décision de justice validant sa position. Donc, plus aucune raison de restituer cet argent. Notre direction aura-t-elle le courage de le réclamer malgré tout ?

En renonçant à la Cassation, notre direction devrait aussi renoncer à sa façon de voir les choses. Et bien non, elle s’entête dans sa logique de rémunération variable qui divise le personnel.

Pour rafraichir la mémoire de certaines OS médisantes qui nous reprochent de ne penser qu’à nous, seule la CFTC a demandé et obtenu l’égalité des jours pour événements familiaux.

Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps dans notre entreprise, un cadre avait droit à 3 jours de congés pour le décès de son conjoint alors qu’un non cadre n’avait droit qu’à 2 jours.
Et un cadre avait droit à 5 jours de congés pour son mariage, un non cadre seulement à 4 jours.

Même égalité obtenue concernant les jours de congés pour enfants malades : alors qu’un non cadre avait droit à 1 jour de congé par enfant malade, un cadre avait droit à 3 jours.

Concernant la Mutuelle, et alors que le jugement définitif de 10 adhérents de la CFTC ayant entamé une procédure il y a 7 ans contre cette inégalité n’est toujours pas rendu (la faute à notre direction qui reporte les convocations), tout le personnel bénéficie depuis 2012 d’une Mutuelle payée à 60% par l’entreprise. C’est grâce à l’action de ces salariés courageux, car eux se sont battus contre cette injustice pour que tous les autres salariés en profitent.
Alors que depuis des années la CFTC défend les intérêts des salariés, FO défend ceux du patron.
La nouvelle CFDT emmenée par le fils d’un ex-Chef des Relations Sociales suit le même chemin…

Attention, il y a maintenant 2 syndicats dans le bureau du patron 


mardi 6 juin 2017

COMPTE-RENDU CE PLENIERE - 31 MAI 2017

Pour des raisons de confidentialité, les volumes de production sont affichés dans les panneaux.



DETACHEMENT DE SALARIES DE CAT POLAND :

Dans le cadre du futur transfert de l’activité mécano-soudure vers les usines EuroFab (CAT Poland Janow et Sosnowiec), 6 salariés polonais vont venir se former et travailler sur les produits concernés de début Juin à fin Juillet. Payés au prix d’un salaire local !

 PARTICIPATION DES SALARIES AUX RESULTATS :

CFSAS : pas de déclenchement et CCS : baisse du montant, car baisse du bénéfice net.
Tous les salariés de Caterpillar France (CFSAS et CCS) se verront attribuer une participation de :
41€ brut pour un salaire de 1 800€ brut/mois
56€ brut pour un salaire de 2 500€ brut/mois


AVENIR DU CENTRE DE FORMATION :

Des projets sont en cours pour rapatrier les activités de formation (interne et externe) de Technicentre car les coûts associés au bâtiment sont trop importants.


RAPPORT ANNUEL DU MEDECIN DU TRAVAIL :

47 alertes pour des Risques Psycho-Sociaux ont été déclenchées en 2016.
Soit près de 4 alertes par mois, soit près d’une toutes les semaines.
La moitié concerne des salariés appartenant au Groupe de Direction.
Ce nombre important est révélateur du malaise et de la pression exercée sur le personnel.



AVANCE GRATIFICATION JUIN 2017 :

594€ pour le personnel embauché avant le 1er Janvier 2017.
Versée sur la paie de Juin, à condition d’être inscrit à l’effectif en Juin 2017 et de ne pas avoir été absent sur la période de référence (du 1er Novembre 2016 au 18 Juin 2017).


BILAN SOCIAL :

Le nombre de salariés non cadres promus dans la catégorie supérieure est en constante baisse depuis 2014 :
2014 : 36 promotions
2015 : 21 promotions
2016 : 11 promotions
Notre direction pense que le prochain PDV devrait permettre d’accorder quelques promotions !


RAPPORT ANNUEL D’ENSEMBLE :

Parmi les mesures sociales appliquées en 2016, on retiendra en Mars le versement d’une prime exceptionnelle de résultat (STIP) aux Ouvriers / Administratifs Techniciens / Groupe de Direction. Et il faudrait croire que ce n’est plus une prime !!??

jeudi 1 juin 2017

AFFAIRE PRIME STIP

Concernant la discrimination de la prime exceptionnelle de résultat (STIP), suite à la plaidoirie du Mardi 30 Mai au Conseil des Prud'hommes de Valence, le jugement est mis en délibéré au 30 Aout 2017.

vendredi 12 mai 2017

COURRIER COMMUN CFTC/CGT REMIS A LA DIRECTION

Courrier commun de la CFTC et la CGT à l'attention du DRH.
Copie : Inspection du travail




Monsieur,
Sur les bulletins de salaire du personnel du mois de Mars 2017 est apparu une nouvelle fois une ligne d’un montant à créditer intitulée : « rémunération variable ». 
Déjà questionné l’année dernière sur une problématique identique, vous aviez affirmé par courrier du 4 Mai 2016 que cet intitulé ne régissait ni n’influençait les règles ou la structure du STIP, et que ce libellé était sans aucune conséquence sur le fonctionnement ou la nature même de la rémunération. 
Au-delà de vos explications de 2016, et dans la mesure où les éléments portés sur les fiches de paie des employés doivent faciliter sa lisibilité et sa compréhension, nous étions en droit d’attendre de la part de l’entreprise un retour à l’intitulé de départ à savoir : prime exceptionnelle de résultat.
Au cours de ce mois d’Avril 2017, vous avez envoyé à l’ensemble des salariés non cadres présents à l’effectif au 31 Mars 2017 et non dispensés d’activité, un protocole transactionnel dont la finalité est d’imposer un changement de la structure de leur rémunération, en passant d’une rémunération avec un salaire fixe à une rémunération avec un salaire fixe et une partie variable.
De part votre fonction de Directeur des Ressources HHumaines, vous ne pouvez pas ignorer le fait qu’une rémunération variable, si elle peut être proposée à un salarié, doit nécessairement pour être légitime, faire l’objet d’un avenant à son contrat de travail. De plus, elle doit répondre à des impératifs réglementaires précis, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
En vous rappelant aussi ces points de droit avec insistance qu’une telle modification du bulletin de salaire et de la structure de la rémunération du personnel impose :
-      La consultation des Institutions Représentatives du Personnel.
-      Un débat au sein du Comité d’Entreprise.
-      Un avenant au contrat de travail dûment accepté par le personnel concerné par ces changements et conscient de ces conséquences.
De plus, dans le courrier que vous avez envoyé à une partie du personnel non-cadre, votre proposition discrimine une partie de vos salariés. Vous demandez, en contrepartie d’un montant forfaitaire identique aux salariés qui n’ont pas porté plainte, de renoncer à de futures plaintes sur le STIP. Et à ceux qui ont porté plainte, vous leur demandez non seulement de se désister des plaintes individuelles en cours, d’accepter ce même montant forfaitaire sachant que les sommes réclamées varient du simple au double, voire du triple, et, de renoncer pour l’avenir à tout procès.

En outre, cette proposition de transaction financière ne concerne pas les salariés présents en 2008 et 2010 et qui ne font plus partie de l’effectif au 31 Mars 2017 ou en dispense d’activité. On ne peut que s’interroger sur la différence de traitement que vous leur réservez.
Idem pour les salariés étant passés cadres depuis 2008, à contrario certains salariés présents à l’effectif depuis peu sont eux concernés par cette transaction. Il est évident qu’à la constatation de ces situations, cette transaction n’est pas directement et uniquement rattachée au contentieux sur cette prime.

Pour mémoire, nous vous rappelons qu’en 2011, vous avez proposé à la négociation soit la remise en place de l’intéressement, soit le paiement de cette prime STIP sans allusion à une quelconque rémunération variable.

De même, nous vous rappelons que lorsqu’un salarié non-cadre est promu cadre (grade 19), vous ne lui enlevez pas 9% de son salaire fixe pour le transformer en rémunération variable.
Vous lui ajoutez bien une prime exceptionnelle de résultat de 9% de son salaire annuel, prime qui s’additionne à ses revenus annuels comme le faisait dans le passé la prime d’intéressement.

Les Négociations Obligatoires d’Entreprise qui se sont déroulées en ce début d’année 2017 n’ont portées à aucun moment sur un tel changement de structure de rémunération.
Notre interrogation porte notamment sur le déroulement des prochaines NOE de 2018.
Sachant qu’une partie du personnel n’ayant pas accepté votre proposition gardera une rémunération fixe, et que l’autre devrait avoir après signature de cette transaction une part variable de sa rémunération.

En conséquence, vous voudrez bien nous apporter dans les plus bref délais vos explications motivées sur :
·        Cet aspect persistant du changement d’intitulé de la prime STIP ?
·        Sur vos propositions de changement de structure de rémunération ?

Vous comprendrez, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, que l’on ne peut pas décemment faire de proposition transactionnelle pour régler un contentieux judiciaire en se mettant de nouveau de façon aussi flagrante en dehors du cadre de la loi.
Nous vous prions, d’agréer Monsieur, nos cordiales salutations.