vendredi 23 octobre 2015

RESULTATS 3ème TRIMESTRE 2015



Caterpillar : abaisse son objectif 2015
22/10/2015 | 16:49

(Reuters) - Caterpillar a annoncé jeudi un repli de son bénéfice net trimestriel, tout en abaissant son objectif de résultat pour l'année en cours et en avertissant que son chiffre d'affaires 2016 serait en baisse pour la quatrième année d'affilée, dans un contexte de ralentissement en Chine et de récession au Brésil.

Pour l'année 2015, le leader mondial des engins de terrassement et de matériel minier a ramené sa prévision de bénéfice par action (BPA) à 3,70 dollars, contre 4,70 dollars annoncés lors de la publication des comptes du deuxième trimestre. Hors frais de restructuration, l'objectif de BPA 2015 est abaissé à 4,60 dollars contre 5,00 dollars auparavant.
L'action Caterpillar progresse néanmoins de 3,11% à 71,04 dollars vers 14h35 à Wall Street, après avoir débuté en repli à la suite de sa prévision de baisse de 5% de ses ventes en 2016.
Au titre du troisième trimestre, le groupe américain a annoncé un bénéfice net de 368 millions de dollars (325 millions d'euros), soit 62 cents par action, contre 1,02 milliard de dollars, soit 1,63 dollar par action dilué, un an auparavant.
Hors frais de restructuration, le bénéfice par action est ressorti à 75 cents, contre 1,72 dollar pour la même période de 2014. Les analystes tablaient en moyenne sur 78 cents/action.
Le chiffre d'affaires a atteint 11 milliards de dollars, contre 13,5 milliards un an auparavant. Les analystes tablaient sur 11,25 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.
"L'environnement reste extrêmement difficile pour la plupart des grands secteurs que nous équipons, avec un chiffre d'affaires et des revenus en baisse de 19% par rapport au troisième trimestre l'an dernier", a déclaré le PDG de Caterpillar Doug Oberhelman dans un communiqué.
Dans le contexte actuel de faiblesse de l'activité industrielle, le groupe note que ses capacités de production étaient excessives et que ses dépenses d'investissement seront en conséquence ramenées à moins de la moitié de celles de 2012.
Pour l'année 2015, Caterpillar maintient sa prévision de chiffre d'affaires autour de 48 milliards de dollars, après l'avoir abaissé d'un milliard en septembre lors de l'annonce d'un vaste plan de restructuration comprenant 10.000 suppression d'emplois d'ici 2018 et la fermeture d'usines.
Les analystes financiers attendaient pour l'année en cours un chiffre d'affaires de 47,79 milliards de dollars.
L'activité de construction du groupe a notamment été affectée par la faiblesse des économies en Asie-Pacifique et dans l'ancienne Union soviétique, ainsi que par les tensions politiques et la baisse des cours du pétrole au Moyen-Orient.
En Amérique latine, le Brésil a été particulièrement touché par la morosité de la conjoncture et les ventes d'engins de construction du groupe y ont chuté de 60% par rapport à 2014. Caterpillar s'attend à une poursuite de la récession en 2016.
(Meredith Davis; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Patrick Vignal)

lundi 19 octobre 2015

Violences physiques contre violence sociale

Interview de Xavier Mathieu (ex-Continental) au Grand Journal le 12 Octobre 2015 : un résumé de la situation sociale en France.

1) Ouvrir une session Google
2) Copier le lien ci-dessous
3) Coller le lien dans la session Google
4) Regarder la vidéo sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=JHEsoKn8AOQ

mardi 13 octobre 2015

PLAN DE RESTRUCTURATION ET GPEC

LE RETOUR DE N.POLUTNIK

Les salarié(e)s sont quand même soucieux de l’arrivée de N.Polutnik à la tête des usines de Gosselies et de Grenoble. De par son historique avec notre usine en 2009, mais surtout suite à sa récente nomination en tant que Directeur Régional des Opérations de ces usines.

Notre direction a beau y voir une opportunité (ensemble, on est plus fort que tout seul !),
nous sommes quand même septiques. Car N.Polutnik aura toutes les informations opérationnelles et financières nécessaires pour comparer l’organisation, le fonctionnement et les coûts entre Grenoble et Gosselies. Une réelle opportunité pour restructurer, réduire les coûts et tailler dans les effectifs ? Attendons les prochaines décisions pour le savoir.


LE BRESIL VA PRODUIRE DES D6K T4F ET DES D6N T4F

Nous perdons de la production de machines au profit du Brésil alors que :
nous avons reçu l’Award 2014 de l’usine avec les meilleurs résultats PQVC,
notre usine est montrée en exemple et souvent visitée,
nos résultats opérationnels sont toujours aussi excellents,
nous avons dépassé nos objectifs de réduction des coûts et devrions être LCP,
les salariés ont eu 0% d’augmentation et se feront payer 0 BRTI début 2016

Tous les efforts que nous avons effectué sur le D6K pour être LCP ne nous auront servir à rien pour conserver ces produits, car ils vont désormais bénéficier à nos collègues brésiliens.
Et encore une fois, Caterpillar France aura développé les Tier 4F, stabilisé les procédés de fabrication et ensuite, ce sont d’autres usines qui récupèrent la production courante.

Mais quelle sera la qualité des Tracteurs fabriqués au Brésil ? Car sur nos Tracteurs, « nous avons battu un record de qualité » a affirmé notre DRH. Alors tant pis pour la qualité, le plus important étant de sauver des emplois brésiliens !


PLAN DE RESTRUCTURATION ET REDUCTION DE COUTS

Alors que depuis 2013, Caterpillar a supprimé 31 000 emplois et fermé plus de 20 sites industriels dans le monde, il va encore falloir se séparer de 10 000 salarié(e)s et fermer plus de 20 usines.

Mais on ne peut s’empêcher de penser que derrière cette décision, il y a une logique financière.
En effet, alors que ces restructurations devraient coûter 2 milliards de dollars en indemnités de licenciements et fermetures d’usines, Caterpillar espère économiser 1.5 milliard de dollars par an.
En à peine 1 an et demi, Caterpillar aura déjà amorti le coût de cette restructuration !

Caterpillar a procédé ces dernières années au rachat de ses propres actions pour un montant de 7,5 milliards de dollars et a déjà décidé de poursuivre d’autres rachats d'ici 2018. Sachant que les actionnaires ont reçu 1,635 milliards de dollars en 2014.

Dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon. Michel Audiard

Malgré ces mauvaises nouvelles, espérons que le projet KATANA (fabrication commune des Excavatrices sur chenilles et sur pneus) aboutisse, afin de donner plus volume à la ligne des WEX.


Après le PDV et le CFC, place à la GPEC !

La GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) a pour objectif d’anticiper et de prévoir l’impact de la stratégie des 3 prochaines années sur l’emploi et les compétences des salarié(e)s.

Pour cela, l’observatoire des métiers va classer chaque métier dans les catégories suivantes : métier en transformation, métier en tension, métier en structure décroissante, métier en structure croissante et métier sans évolution. Il faudra ensuite proposer aux salariés dont le métier risque de disparaitre d’ici 3 ans, des outils d’accompagnement et des formations de type VAE, DIF, CPF ou bilan de compétences.

L’accord GPEC, signé par FO et la CFDT, est censé développer les qualifications et les compétences des salariés, et favoriser la qualité de vie au travail ! Mais il va surtout permettre des déclassements (propositions de postes à un coefficient inférieur à celui occupé), voire des licenciements individuels pour motif économique, en cas de refus de 3 postes proposés.

Il est aussi prévu que des mesures d’organisation pourront conduire l’entreprise à proposer
une mobilité aux salariés dont le poste se trouve dans la catégorie « métier en structure décroissante » ou « métier en transformation », ce qui impliquera un changement majeur de compétences. Mais quand on sait que pour des questions d’organisation, certains salariés ont déjà dû changer de bâtiment ou même d’horaire. Car qui décide de l’organisation ? Notre direction !

Alors qu’elle aurait dû nous communiquer sa stratégie à 3 ans lors de la négociation de cet accord (pour rappel, elle se résume à être LCP  et rentable - OPACC positif), nous pouvons désormais penser que l’objectif affiché de notre direction consiste à réduire le nombre de salariés, étant donné qu’il devrait y avoir des départs contraints et forcés, et non plus basés sur le volontariat.
Sans parler du manque de transparence et du peu de moyens financiers proposés.

Pour la CFTC, cet accord permet à l’entreprise de faire ce qu’elle fait déjà.

Des entretiens professionnels auront lieu avant le 7 Mars 2016, et ils se tiendront en même temps que l’entretien annuel de performance. C’est seulement à ce moment là que le salarié(e) saura si son poste risque d’être supprimé dans les 3 prochaines années. La Commission de suivi GPEC avait demandé à ce que le personnel concerné soit informé avant cet entretien, et par courrier.
La direction a refusé, répondant que cela entrainerait angoisse et anxiété auprès des salariés ! Donc vous ne saurez rien avant votre entretien professionnel, ça vous rassure ???

Après le Plan de Départ Volontaire (200 départs environ), le Congé de Fin de Carrière (60 salariés environ, dont certains ne partiront que dans quelques mois), l’accord GPEC va malheureusement permettre de réduire une fois de plus les effectifs en CDI.

Alors qu’au 31 Juillet, nous sommes passés sous la barre des 1 700 salariés sur les 3 bâtiments :
nous ne sommes plus que 1 538 en CDI, 64 en CDD, 46 alternants et 4 intérimaires.
Soit plus que 781 Ouvriers, 485 Administratifs/Techniciens et 382 Cadres.


Changement Entretien Annuel : Concernant la prochaine notation du personnel, le niveau « Performances conformes » (ou R3) est remplacé par « Bonnes performances ». Psychologiquement, cela devrait faire de nous des travailleurs plus heureux… mais pas plus riches !