dimanche 29 mars 2009

Nos collegues de la belgique dans le meme bateau

25.03.09 - 15:09 Caterpillar, le plus gros employeur de Wallonie, souffre de la crise. Selon la direction, la situation est grave pour l'entreprise et ses 4500 employés.... Et en l'absence de mesures de flexibilité efficaces pour les employés, entre 100 et 200 postes sont directement menacés.

Les chiffres de Caterpillar Belgium sont alarmants. Le volume de production a chuté de 75% au premier trimestre 2009. Les 3 500 ouvriers de l'entreprise sont en chômage technique quatre semaines sur cinq. Autrement dit, l'usine est presque à l'arrêt.

Jean-Paul Faure, administrateur délégué de Caterpillar Belgium dressait le bilan annuel ce matin: « En plus, on prévoit de l’ordre de moins 70% au niveau du volume de production pour l’année entière. Donc, nous sommes au creux d’une crise extrêmement brutale, extrêmement difficile. »

Et Jean-Paul Faure d’ajouter : « Je l’ai dit plusieurs fois, nous avons deux grands défis devant nous. Nous avons un défi de résister à cette crise, donc à cette chute d’activité violente. Mais nous devons aussi garder à l’esprit que nous devons résister à la reprise. Nous devons nous préparer pour faire partie de ceux qui seront bénéficiaires de la reprise. »

Pour la direction, c'est le système de chômage économique belge des ouvriers qui a permis d'éviter jusqu'ici une vaste restructuration. Un système qui, par contre, n'existe pas pour les employés. « Le problème de la Belgique, c’est qu’il n’y a aucune flexibilité sur les cols blancs. Quatre semaines sur cinq, l’usine est arrêtée. Mais pendant ces quatre semaines, les cols blancs sont là ! Economiquement, c’est insupportable. Nous devons dès lors prendre des actions mais tout cela ne va pas assez vite. »

Conscients de la situation, 94% des 800 employés du site ont déjà accepté des mesures ponctuelles : crédit-temps, congé sans solde mais ca ne suffit pas... Si des mesures qui permettent une flexibilité importante des employés ne sont pas prises très rapidement au niveau du gouvernement ou en interne, Caterpillar annoncera entre 100 et 200 licenciements d'ici quelques jours.

notre directeur dans ces oeuvres

Le Dauphiné du 27/03/2009....

Nicolas Polutnik, le président de l'entreprise, s'exprime : « Il faut survivre »

Depuis l'annonce de la suppression de 733 emplois dans les deux sites de Grenoble et Échirolles, les salariés de Caterpillar manifestent leur colère dans les rues de Grenoble. Mercredi, l'intersyndicale a tenu une assemblée générale qui a rassemblé des centaines de personnes.
Le mouvement qui dure depuis plusieurs semaines, s'intensifie de jour en jour. Et à l'heure où les manifestants ont décidé de réaliser des actions coup de poing au quotidien, la direction sort de son silence. Nicolas Polutnik, président de Caterpillar France a accepté de répondre à nos questions.

Les salariés sont en colère, que leur répondez-vous ?
« Je dis qu'il y a deux priorités : d'abord, il faut survivre, il n'y a pas d'autre terme, nous sommes dans la récession la plus sévère depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, nous essayons de créer les conditions qui vont permettre de pérenniser les deux sites. Notre carnet de commandes 2009 est 70 % inférieur à celui de 2009. En janvier de cette année, nous avons produit 5 % des volumes produits en 2008. Il n'y a plus de commandes, c'est le constat. Maintenant, il faut créer les conditions permettant d'être compétitif. Cela fait 48 ans que nous sommes implantés ici, nous y sommes attachés ».

La suppression de 733 emplois est inéluctable, quels sont les secteurs touchés ? Y aura-t-il des licenciements secs ?
« Toutes les fonctions de l'entreprise sont touchées. Nous sommes dans la crise depuis bientôt sept mois. Le quatrième trimestre n'a pas été bon et le groupe affirme qu'on entre dans une zone inconnue. La crise est rapide et profonde. Mais si l'on ne fait rien, c'est toute l'usine que l'on met en danger. Nous avons mis en place un Plan de Sauvegarde de l'Emploi avec trois volets : les départs volontaires, le reclassement dans le groupe et l'aide au reclassement externe. Nous sommes en négociation avec les représentants du CE, cela prend du temps et la loi ne me permet pas d'en dire plus. Nous pourrions faire des avancées dans la flexibilité pour préserver le nombre d'emplois. Pour le moment, les personnes qui manifestent sont au chômage partiel, il n'y a donc pas de grève. Au premier trimestre 2009, nous avons établi un plan de 315 000 heures de chômage partiel et nous allons passé une convention avec l'État pour une revalorisation de 200 à 300 € pour chacun des salariés au chômage qui ne perçoivent que 60 % de leur salaire ».

Parmi les revendications, les salariés réclament une prime de départ volontaire de 30 000 euros et trois mois d'années d'ancienneté, est-ce possible?
« Ces revendications correspondent à des cas d'entreprises qui ont mis la clé sous la porte. Ce n'est pas notre cas ».

Le groupe a même enregistré des bénéfices pour l'année 2008, 3,56 milliards de dollars...
« Oui mais Caterpillar France représente 8 % de l'activité mondiale. Pour être compétitifs, nous avons besoin d'investir. Sur les trois dernières années, nous avons investi 75 millions d'euros dans l'outil de production. L'an dernier, 7,3 % de la masse salariale a été consacrée à la formation. Nous devons renouveler toute la gamme de nos produits pour 2011. Nous avons tous les ingrédients du succès mais pour cela nous devons être les meilleurs ».

Paru dans l'édition 38H du 27/03/2009 (50897)
______________________________________________________________________________________

samedi 28 mars 2009

INTERSYNDICALE CFTC_CGT_FO_CFDT

Avancée à ce jour:

Budjet de l'enveloppe globale:


Ce matin=35ME

Cet aprés midi=43ME(+23%)

Ce soir=48,5ME(=37%)


EXEMPLE:



ENCIENNETE OUVRIERS ADMINISTRATIFS/TECHNICIENS

1ans 10000£ 10000£

8 ans 14000£ 17500£

10 ans 17900£ 21000£

15ans 24400£ 33000£

20 ans 32775£ 38600£

25 ans 39500£ 48000£


Pour l'intersyndicale le compte n'y est pas mais il y à des avancées.La mobilisation doit continué comme cette semaine avec ceux qui sont au chomage.

Tous les jours vous serez informés des avancements des negociations.

La prochaine réunion est prévue le Lundi 30 Mars à 15h00


mercredi 25 mars 2009

APPEL AUX SALARIES DE CATER AUJOURD'HUI NOUS ÉTIONS 300 A
LA MANIF L'INTERSYNDICALE APPEL A TOUTES CES PERSONNES A VENIR
DEMAIN:LE 27/03/09 DEVANT LA MAISON DU CE A 7H SOYONS
NOMBREUX MERCI.

mardi 24 mars 2009

APPEL AUX SALARIES DE CATERPILLAR RENDEZ-VOUS MERCREDI
25/03/09
DEVANT LA MAISON DU CE A 7HEURES SOYONT NOMBREUX POUR
MENER PLUSIEURS ACTIONS DANS LA VILLE.

dimanche 22 mars 2009

Rendez vous lundi 23 mars 06h00 Grenoble continuons la lutte ! ! !

Compte-rendu de la réunion du comité d’entreprise du 20 mars à la DDTEF
L’intersyndicale a fait part de son indignation face au comportement des dirigeants de l’entreprise Caterpillar qui, refusant tout dialogue avec les représentants du personnel, ont quitté précipitamment l’usine et laissé seuls les salarié(e)s non grévistes lors de la journée de mobilisation du 18 mars.
La réunion du comité d’entreprise qui s’est déroulée ce vendredi 20 mars était destinée à la présentation du rapport d’expertise par le cabinet SECAFI-ALPHA ainsi qu’à l’ouverture de négociation dans le cadre du projet de réorganisation et du plan de sauvegarde de l’emploi. A la fin de la journée, seule la 1ère partie du rapport portant sur les informations économiques du groupe et de l’entreprise a pu être traitée car, à la demande des élus du comité d’entreprise, cette réunion a été suspendue pour le week-end.
La réunion s’est achevée par un relevé de conclusions effectué par le représentant du Préfet dans lequel les organisations se sont engagées à remettre ‘’les clefs’’ du site de Grenoble à la Direction, et a faire libérer l’accès des deux sites dès lundi matin afin que les salarié(e)s puissent reprendre le travail, notamment pour effectuer les payes.
Pour cela, les organisations syndicales appellent tous les élus et tous les salariés à se retrouver lundi 23 mars à 6h00 devant l’usine de Grenoble pour débattre de cette information et des suites à donner.
Dans le même temps, l’Intersyndicale appelle à une assemblée générale de tous les salarié(e)s de Caterpillar le mercredi 25 mars à 14h00, salle de la Butte à Echirolles.

TOUS ENSEMBLE POUR NOS FAMILLES ET NOTRE AVENIR ! ! !

mercredi 18 mars 2009

et c'est que le début...

Caterpillar: 25.000 suppressions d'emploi

AFP
17/03/2009 Mise à jour : 18:09









Le constructeur américain d'engins de chantier

Caterpillar a annoncé encore 2.454 suppressions

d'emploi, portant à près de 25.000 depuis le début de

l'année le nombre de postes de travail voués à

disparaître au sein du groupe.

Cinq sites américains sont concernés, dont un qui sera

fermé en Georgie (sud-est), à Jefferson. Les autres se

trouvent en Indiana et en Illinois (nord), et dans une

autre localité de Georgie (Griffin).

Un porte-parole a précisé que 2.200 des 2.454

suppressions d'emploi annoncées mardi, à la fois

parmi les postes administratifs et les postes de

production, venaient en sus des précédentes

annonces.

La société a expliqué dans des communiqués adressés

à la presse locale que ces mesures étaient prises pour

"adapter le niveau de production à la demande", alors

qu'elle subit de plein fouet la crise de la construction.

Le groupe a précisé que les salariés concernés

cesseraient le travail entre mai et juin, et laissé

entendre que certains pourraient être rappelés à

l'avenir si la conjoncture devait se redresser.

"Notre espoir serait que nous puissions rappeler ces

gens, mais nous sommes sûrs que ça prendra au moins

six mois, peut-être plus", a déclaré le porte-parole, Jim

Dugan.

Le groupe a également indiqué une nouvelle fois que,

selon l'évolution de la situation, il pourrait encore

annoncer des licenciements supplémentaires.

Caterpillar avait annoncé en janvier qu'il entendait

supprimer 20.000 emplois dans le monde d'ici à la fin

mars pour faire face à une "année très dure". A ce

chiffre s'étaient déjà ajoutées en janvier plus de 2.100

suppressions d'emplois supplémentaires.


Le titre Caterpillar gagnait 0,11% à 26,45 dollars vers

17h00 GMT.

mardi 17 mars 2009

ce que veut nous donner notre patron ! ! !

lundi 16 mars c'est tenue une réunion du CE concernant la position de la direction face aux propositions de l'intersyndicale.

ces proposition ont étaient tout simplement refuser.

l'entreprise veut ce baser sur le minimum légale( ci-dessous) a vos calculettes et pleurer!


Tous devant Echirolles MERCREDI 18 MARS 08H00 ! ! !


L’indemnité légale de licenciement constitue le droit minimal du salarié :
- en contrat à durée indéterminée et licencié pour un motif autre qu’une faute grave ou lourde ;
- comptant au moins 1 an d’ancienneté ininterrompue dans l’entreprise à la date de la notification du licenciement.

Versée à la fin du préavis, que ce dernier soit exécuté ou non, l’indemnité légale de licenciement est calculée :
- à partir d’un salaire de référence ;
- en fonction de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise, acquise au terme du préavis même si le salarié est dispensé de l’effectuer.

L’indemnité légale ne se cumule pas avec toute indemnité de même nature : indemnité de départ ou de mise à la retraite, indemnité conventionnelle de licenciement…

A savoir
La loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du travail » (JO du 26) a fixé à 1 an (contre 2 ans auparavant) l’ancienneté requise pour avoir droit à l’indemnité légale de licenciement ; cette disposition s’applique aux licenciements notifiés à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi, soit à compter du 27 juin 2008. Cette loi a également supprimé, pour le calcul de cette indemnité, la distinction précédemment opérée selon l’origine, économique ou non, du licenciement (voir précisions ci-dessous).
Fiche détaillée

Comment calculer le salaire de référence ?

Le calcul le plus favorable au salarié doit être retenu :

- soit 1/12e de la rémunération brute (salaire, primes, etc.) des douze derniers mois qui précèdent la notification du licenciement ;

- soit 1/3 des trois derniers mois. Dans ce cas, toute prime ou gratification de caractère annuel ou exceptionnel, versée au salarié pendant cette période, n’est prise en compte que dans la limite d’un montant calculé à due proportion.

Les indemnités qui correspondent à des remboursements de frais engagés (indemnité de déplacement ou de repas, par exemple) ne sont pas prises en compte.

Si le salaire de l’année ou des 3 derniers mois est nettement inférieur au salaire habituel, c’est ce dernier qu’il faut retenir (le salaire habituel est celui que le salarié aurait perçu en temps normal, en dehors, par exemple, d’une période de chômage partiel ou d’une absence maladie non indemnisée en totalité).

Comment déterminer le montant de l’indemnité ?

L’indemnité de licenciement ne peut être inférieure à un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de 10 ans d’ancienneté. Ces dispositions figurent à l’article R. 1234-2 du Code du travail, dans sa rédaction issue du décret 2008-715 du 18 juillet 2008 (JO du 19) ; elles sont applicables aux licenciements notifiés à compter de la date d’entrée en vigueur de ce décret, soit à compter du 20 juillet 2008. Pour les licenciements notifiés avant cette date, le taux de l’indemnité légale de licenciement variait selon l’origine, économique ou non, du licenciement : dans le cas d’un licenciement pour motif personnel, l’indemnité de licenciement ne pouvait être inférieure à un dixième de mois de salaire par année d’ancienneté ; à partir de dix ans d’ancienneté, cette indemnité minimum s’élevait à un dixième de mois de salaire plus un quinzième de mois par année d’ancienneté au-delà de 10 ans. Dans le cas d’un licenciement pour motif économique, ces taux étaient doublés.

L’employeur doit verser l’indemnité prévue par la convention collective ou le contrat de travail si elle est plus avantageuse pour le salarié que l’indemnité légale.

Les fractions d’années incomplètes entrent également en ligne de compte.
L’indemnité légale n’est soumise ni aux cotisations sociales (patronales ou salariales), ni à l’impôt sur le revenu.

■ Exemple en cas de licenciement notifié à compter du 20 juillet 2008

  • Pour un salaire de référence de 1 500 € et une ancienneté de 5 ans, l’indemnité due est :
    1 500 € / 5 = 300 €
    300 € x 5 ans = 1 500 €
  • Pour un même salaire de référence et une ancienneté de 12 ans, l’indemnité due est :
    1 500€ / 5 = 300 €
    300 € x 12 ans = 3 600 €
    (1 500 € x 2) /15 = 200 €
    200 € x 2 ans = 400 €

Soit une indemnité de licenciement d’un montant total de : 3 600 € + 400 € = 4 000 €


lundi 16 mars 2009

et ce n'est que la première vague...

CATERPILLAR PROPOSE UNE RETRAITE ANTICIPÉE À 2.000 SALARIÉS
BOSTON (Reuters) - Caterpillar, numéro un mondial des engins de terrassement, a proposé à environ 2.000 de ses salariés un plan de retraite anticipée.

Ces départs anticipés viendront s'ajouter aux 22.000 suppressions d'emplois déjà annoncées par le groupe, qui emploie au total 113.000 personnes, pour faire face à la baisse de la demande d'équipements dans les secteurs du BTP et des mines.

Le groupe fondé il y a 84 ans a précisé que des réductions d'emplois supplémentaires ou de nouveaux plans de départs volontaires pourraient s'avérer nécessaires dans le courant de l'année en fonction de l'évolution de la situation économique.

vendredi 13 mars 2009

les prochaines actions a venir

LES SALARIES DE CONTINENTAL ONT FAIS CONFIANCE A LEUR EMPLOYEUR ET VOILA LE RESULTAT


DECLARATION DE L'INTERSYNDICALE


PUBLICATION DE COMMENTAIRE

APPEL AUX PERSONNES QUI DESIRENT

S'EXPRIMER SUR NOTRE BLOG :

LES MESSAGES A CARACTERES INSULTANTS ET


MENACANTS NE SERONT PAS PUBLIES .

ON PEUT S'EXPRIMER LIBREMENT, MAIS AVEC RESPECT!

mardi 10 mars 2009

NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES 2009,SUITE ET FIN

Suite à la réunion du 10.03.09 sur les N.A.O nous avons le regret de vous annoncer qu'il n'y aura pas d'augmentation ni de promotion cette année pour le personnel de Caterpillar France.
Le STIP(anciennement ICP)sera versé en fin d'année pour les cadres.

mercredi 4 mars 2009

photo de la greve du lundi 2 mars 2009

Acte 2 : " faire monter la pression"












dimanche 1 mars 2009

Un message de notre patron Jim Owens "a lire absolument"

Les dividendes demeurent, les salariés sont éjectés

Le géant américain du génie civil fait payer à ses seuls salariés le prix des profits préservés pour ses actionnaires.

C’était le 12 février dernier. À East Peoria, dans l’Illinois, Barack Obama, président des États-Unis, vient, à quelques jours de son adoption par le Congrès, vendre son « plan de relance » à 789 milliards de dollars (620 milliards d’euros), dans le berceau historique de Caterpillar. Le leader mondial des engins de chantier et de génie civil (110 000 salariés dans le monde) vient, fin janvier, d’officialiser son intention de supprimer 22 000 emplois. « Un signal d’alerte urgent pour l’Amérique », considère le nouveau chef d’État. Un bras sur l’épaule de Jim Owens, le patron de Caterpillar, « un des meilleurs PDG que nous avons dans le pays », Barack Obama, toujours cool, se félicite de l’avoir entendu dire que, « si le Congrès vote le plan de relance, cette entreprise pourra demain réembaucher certains des gars qui viennent d’être licenciés ». « Plutôt que de dégraisser, poursuit-il, les entreprises vont pouvoir croître de nouveau ; plutôt que de tailler dans les effectifs, elles vont pouvoir créer de nouveaux emplois. » Quelques heures plus tard, une fois Obama reparti, Jim Owens se lâche devant la presse américaine et c’est le couac : pour le boss de Caterpillar, pas question d’opérer de volte-face sur les embauches. « Il y aura peut-être même des licenciements supplémentaires, glisse-t-il en aparté. Il faut être réaliste et ne pas donner de faux espoirs aux gens. »

Caterpillar ou l’art du trompe-l’oeil : tout en présentant pour la sixième année consécutive des résultats record, tant en chiffre d’affaires (51,3 milliards de dollars, soit 40,3 milliards d’euros) qu’en bénéfice net (+ 3,6 milliards de dollars, + 2,8 milliards d’euros), Jim Owens évoque sans rire une « année extraordinairement difficile ». Dans un communiqué, le PDG de la multinationale américaine dit avoir été littéralement « scié » par la « détérioration de l’économie mondiale au quatrième trimestre 2008 ». Basées sur une prophétie qui voit dans 2009 « l’année la plus faible en termes de croissance depuis l’après-guerre », ces observations globales justifient, pour Caterpillar, la réduction de près d’un quart de ses effectifs sur la planète. « Nous vivons des temps extrêmement incertains et il est impératif pour nous de limiter drastiquement nos coûts de production. C’est sûrement douloureux pour nos employés et nos sous-traitants, mais cela a été rendu absolument nécessaire par les circonstances économiques. » Derrière cette présentation catastrophiste qui sert à présenter l’addition de la crise à ses propres salariés, Caterpillar se pourlèche discrètement les babines devant la multiplication dans le monde entier de « plans de relance » à coups de grands travaux : « Il y aura de l’argent pour la construction d’infrastruc-tures », se félicitent les fabricants de bulldozers et de pelleteuses.

Dans le détail, le plan ne vise qu’une chose, et Caterpillar l’admet sans fard : alors que les dividendes versés aux actionnaires ont triplé en dix ans et que, malgré la tempête financière, il a encore été augmenté de 17 % ces derniers mois, il s’agit en 2009 garantir aux actionnaires un bénéfice de 2,50 dollars (2 euros) par action. « Je suis ravi, se vantait début décembre Jim Owens, que Caterpillar continue de récompenser ses actionnaires à travers le paiement de son dividende, à l’aune des conditions économiques particulièrement difficiles auxquelles doivent faire face beaucoup de nos clients et de l’incertitude qui caractérise les marchés du crédit et du financement. »

Dans ses prévisions de profits pour cette année, Caterpillar se gargarise des « actions déjà initiées » afin de réussir à verser les dividendes à ses actionnaires : 4 000 ouvriers à la rue, 4 500 départs négociés ou retraites anticipées dans l’encadrement, 5 000 licenciements pour le personnel administratif, 8 000 précaires et intérimaires « éliminés », extinction des heures supplémentaires et, là où c’est possible, mise au chômage partiel avec fermeture totale des usines. « Le coût de notre plan de départs négociés ne va pas entraver le versement de 2,50 dollars par action », préviennent encore les vendeurs d’actions de Caterpillar. Pendant que Jim Owens rappelle que « Caterpillar a réussi à traverser avec succès la Grande Dépression, plusieurs récessions, une guerre mondiale et un nombre incalculable de crises » et que « nous avons renforcé nos positions sur les marchés pendant les récessions passées », les personnels paient, eux, les pots cassés : à Grenoble, bien sûr, mais aussi à Rantigny (Oise, 300 salariés), où 120 intérimaires n’ont pas été reconduits fin janvier, et à Gosselies (Belgique, 4 700 salariés), le plus gros site industriel de Caterpillar en Europe, où 500 à 600 précaires ont déjà été mis dehors.